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La redevance des ordures ménagères
Déjà, Mr Auriat avait proclamé son intention de faire payer le prix fort au Centre hospitalier. Ce n’est pas notre conception. Le Centre hospitalier est un bien collectif trop précieux pour toute la population de nos cantons pour vouloir encore l’étrangler par une facturation immédiate de l’ensemble de la redevance qu’il pourrait être amené à payer. A moins de vouloir le mettre en difficulté mais au bénéfice de qui ? Certainement pas des malades ! Certainement pas de la population ! Certainement pas des agents hospitaliers, personnels soignants et non soignants !
Quant au procédé révolutionnaire de l’extrusion qui devrait amener, selon lui une baisse de 20% de la redevance, il suffit de savoir que ce procédé n’existe qu’à l’état de prototype, qu’il ne dispose pas du moindre brevet, qu’en Charente sur le site de Ste Sévère le porteur de ce procédé n’a même pas voulu concourir puisqu’il jugeait lui-même que son entreprise n'était pas prête techniquement et que d'autre part elle ne souhaitait pas s'engager sur l'exploitation. De plus, après consultation de l'agence d'économie et de maîtrise de l'énergie de Bourgogne, il apparaît que ce procédé ne fait l'objet d'aucune autorisation d'exploitation sur le territoire et qu'il nécessite encore plusieurs années d'expérimentation. Enfin, pour couronner le tout, monsieur Pierre Dumons président de Centriex (société dont fait référence Mr Auriat) par courrier du 20 mars 2006 (ce courrier est à disposition de qui souhaite le consulter) indique que le cout de traitement est de l'ordre de 70 à 75 euros la tonne. Cependant, ce procédé n'englobe que le traitement des ordures ménagères collectées dans les sacs noirs. Or, à ce jour, nous payons 58,83 euros la tonne au SYDED pour traiter les déchets provenant de la collecte des sacs noirs mais également des éco points et de la déchetterie. Alors même en cherchant bien, il apparaît difficile de trouver une explication plausible aux affirmations de Mr Auriat.
Méfiez vous des bonimenteurs,
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